
Florent Gallaire, blogueur spécialiste en Droit du Numérique, a analysé le dernier prix Goncourt, le livre de Michel Houellebecq “La Carte et le territoire” et ses "emprunts" à l’encyclopédie libre Wikipédia . Il en a publié une version libérée et s’est donc vu menacé par l’éditeur de l’ouvrage.
Florent Gallaire détaille son analyse dans le post : Houellebecq sous licence Creative Commons ! (fgallaire.flext.net)
Extraits :
« Le 2 septembre 2010, avant même sa parution le 3, le journaliste Vincent Glad révélait que l’œuvre était entachée d’un plagiat de Wikipédia (en l’espèce des articles sur Frédéric Nihous, la mouche domestique et Beauvais). » (fgallaire.flext.net)
« Pour lui, aucun doute : le fait que Houellebecq se soit fortement inspiré de trois articles Wikipédia transforme le roman en œuvre libre. Florent Gallaire explique sur son blog que la licence « creative commons BY-SA », sous laquelle est placée Wikipédia , impose deux conditions d’utilisations au public. En plus de devoir citer l’auteur de l’article, l’utilisateur doit respecter la clause "share alike". » (rue89.com)
« Le roman incorpore des extraits de l’encyclopédie Wikipédia sans en mentionner la source[4]. Sur son blog, le juriste Florent Gallaire explique que le roman enfreint donc les exigences de la licence Creative Commons BY-SA[5] et décide donc de publier gratuitement l’intégralité du roman[6]. Flammarion, maison d’édition du roman, a menacé de porter plainte contre le blogueur[6] en soulignant que Michel Houellebecq utilise "souvent les notices et sites officiels comme matériau littéraire brut" et "aussi emprunte des passages de son livre à des écrits du site du ministère de l’Intérieur quand il définit la profession d’un commissaire de police ou à une notice touristique quand il décrit avec humour l’hôtel le Carpe Diem"[7]. » (wikipedia.org)
« Pour replacer le contexte, il faut savoir que ce ramdam est provoqué par la reprise – presque en l’état – de plusieurs articles de Wikipedia au sein de l’ouvrage primé, sans que ne soit cités la source, les auteurs, ni même la licence (ou, plus exactement, les licences) organisant la réutilisation des articles de l’encyclopédie (en l’occurrence la Creative Common CC-By-SA 3.0 et la GNU FDL 1.3). C’est un élément important qu’il convient de garder à l’esprit, quels que soient les autres comportements critiquables. » (blog.vvlibri.org)
Voir en ligne :
Houellebecq sous licence Creative Commons ! (fgallaire.flext.net)
La carte et le territoire : le Goncourt 2010 sous licence Creative Commons ! (fgallaire.flext.net)
Houellebecq, la possibilité d’un plagiat (www.slate.fr)
Houellebecq gratuit sur le Net : Flammarion va attaquer (www.rue89.com)