Florent Gallaire a été menacé d’un procès par la maison d’édition du dernier Houellebecq, Flammarion [1], et il a donc retiré le livre en téléchargement en PDF et sous CC-BY-SA. Le pot de fer Flammarion a-t-il gagné face au monde du libre ? Et l’échine courbée de Wikimedia France dans cette affaire ne fragilise-t-elle pas encore plus le pot de terre ?
Extraits :
« On doit cette initiative au juriste Florent Gallaire, qui, considérant que le livre a été publié sous licence libre car il contenait des passages extraits de Wikipédia , l’a mis en ligne au format PDF le mois dernier. Sa provocation a eu l’effet escompté : médiatiser l’affaire, lancer un débat juridique, contraindre l’auteur à s’expliquer, énerver la maison d’édition. Finalement, menacé d’un procès par Flammarion, Florent Gallaire a retiré aujourd’hui de son site les liens permettant de télécharger le livre. » (ecrans.fr)
« "C’est probablement une incompréhension juridique, ou bien peut-être ne s’intéressent-ils pas à ces questions. Ou alors, ils font semblant de ne pas comprendre..." Ils, ce sont les personnes de Flammarion. Celui qui parle, c’est Florent Gallaire, l’homme qui a décrété que le dernier roman de Houellebecq était sous licence libre.(...) "C’est une confusion dramatique qu’il opère entre ’libre de droit’ et ’licence libre’, tout au long de cette interview. La licence libre n’a rien à voir avec l’abandon des droits d’un auteur, c’est tout le contraire ! Les auteurs décident de placer leur oeuvre sous certaines conditions d’utilisation. Une oeuvre libre de droits, n’a elle, pas de droit, justement !" »
(actualitte.com)
Voir en ligne :
Houellebecq est-il libre ? (ecrans.fr)
’Tous les exemplaires vendus de Houellebecq sont des contrefaçons’ (actualitte.com)
Voir l’article précédent :
Polémique : "La Carte et le territoire" de Michel Houellebecq en CC-BY-SA