
« L’exploitation des auteurs morts par les Majors de la culture nuit à la création, empêchant la diffusion d’une traduction, ou la représentation d’une pièce de théâtre.
Le domaine public est en train de disparaître, on le cède irrationnellement à des Majors. Les licences libres constituent-elles la seule alternative pour les auteurs qui ne souhaitent pas que « leur mort nuise » à l’exploitation de leurs œuvres et au domaine public ? Il y a urgence à soutenir de nouveaux entrepreneurs innovants sur de nouveaux modèles de diffusion, respectueux des auteurs et de leur public. » (linuxfr.org)
Extraits :
« Un dessinateur peut-il croquer la silhouette de Tintin en posture incongrue ? Un biographe de Toulouse-Lautrec ou Rouault a-t-il tout loisir d’évoquer les relations du peintre avec des prostituées ? Une revue d’architecture est-elle libre d’illustrer son propos par la prise de vue d’un immeuble d’avant-garde ? Aussi surprenant qu’il y paraisse, la réponse peut fort bien être négative. Et ce, au nom d’un grand principe : le droit d’auteur. » (lejournaldesarts.fr)
« Le domaine public est-il en train de disparaître dans l’indifférence générale ? Le domaine public est en train de disparaître… Vincent Noce l’auteur de l’article "Le droit d’auteur et ses abus » constate : « Désormais, tout le monde se sent « propriétaire » d’une œuvre et demande des comptes, plasticiens ou littérateurs, mais aussi les architectes avec leurs fontaines, les musées avec leurs tableaux, les municipalités avec leurs églises, voire les parcs naturels avec leur paysage. Tous oubliant allègrement que ces biens appartiennent au patrimoine public. Et que leur dissémination fait partie de leur mission éducative."
Comment comprendre que le Ministère de la Culture ait accepté d’interdire les prises de photographie et les films aux visiteurs du Musée d’Orsay ? La raison avancée par la section CGT des musées fait frémir : pour augmenter la vente des cartes postales et des catalogues. Quel prix les peuples auront-ils encore à payer pour préserver « cette économie de la culture » ? Cette économie si nuisible aux auteurs contemporains et aux publics. Ernest Hemigway s’est suicidé en 1961 et les droits du livre « Le vieil homme et la mer » appartiennent jusqu’en 2047 à son éditeur Scribner dans le fond appartient désormais à CBS corporation. La société Scribner a vendu les droits de traduction en français à la société Gallimard. Il est désormais interdit à quiconque jusqu’en 2032 de proposer des traductions en français de ce livre. » (linuxfr.org)
Voir en ligne :
Pourquoi investir sur des auteurs vivants quand les morts sont aussi rentables ? (linuxfr.org)